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Terra Nova- Mai 2007 «C’est dans une école du Québec, qu’elle a fait ses premiers pas dans le monde de la musique … » Interview avec Anic Proulx « La femme au cœur d’escargot », par Luz Garcia de Zielinski Par une belle journée du début de printemps, je suis allée rencontrer, dans un petit café pittoresque pas loin de la Maison de la culture du Frontenac à Montréal, l’auteure-compositrice et interprète Anic Proulx, pour parler de son parcours musical et de son prochain spectacle. Intitulé « La femme au coeur d’escargot », ce spectacle aura lieu le jeudi 17 mai 2007 à 20h au Centre Multifonctionnel de Boucherville au 1075, rue Lionel-Daunais, sous la direction musicale d’Elvis Pereira. Elle y interprétera des pièces de sa plume ainsi que des chansons du répertoire québécois et français. Les textes d’Anic Proulx sont remplis de « petites séquences de la vie » et ils sont d’une grande profondeur. Des connaisseurs disent que sa voix et ses paroles sont d’une douceur à couper le souffle. Ils disent aussi que sa voix est suave, sensible et puissante à la fois et ils ajoutent : « Elle a une présence de scène chaleureuse et envoûtante. Elle chante la passion, l’espoir, la liberté, l’amour et à travers ses chansons, elle nous emmène à son monde!». Elle n’hésite pas à nous dire qu’elle puise son inspiration chez les chanteuses comme Lynda Lemay, Barbra Streisand ou Carla Bruni. Quelques jours avant son prochain spectacle, je suis allée la rencontrer pour apprendre plus sur son parcours et ses projets. Luz : Depuis quand saviez-vous que vous allez être musicienne, auteure et compositrice ? Anic P.: J’avais environ 4 ans quand je disais à ma mère que je voulais jouer de la musique et chanter. J’apercevais des sons que les autres n’entendaient pas…J’avais l’ouïe plus développé que la moyenne, sans doute. L. : Etiez-vous inspirée par quelqu’un de proche? A.P. : Non, pas tellement ni par ma famille, ni par mon entourage mais plutôt par les chanteurs et les chanteuses comme Whitney Houston, Barbara Streisand - des chanteuses dites « à voix ». C’était en les écoutant que je me suis dit : « Un jour je vais faire ça ». Mon copain m’encourage beaucoup et m’a toujours encouragée. Actuellement, j’ai mon propre répertoire, j’écris mes propres chansons et j’ai réussi à créer mon propre univers. J’ai travaillé avec différents auteurs/compositeurs québécois dont Luc Grand Maison, Christophe Condello, Lise Gaudreau et certains Européens comme : Jean-Michel Bartnicki, Laurent-Maurice-Pierre, Franck Laisné et je vais peut-être créer un album avec certains d’entre eux. Pour la deuxième partie de cette année 2007, je prévois des projets, des albums ici et ailleurs. L. : Avez-vous suivi des cours de chants ou de musique? A.P. : Oui, dès l'âge de 4 ans, j’ai suivi des cours de flûte à bec, de clavier, de flûte traversière et de théâtre dans des écoles populaires ou dans des cours privés. J’ai pris également des cours de chant pendant 2 ou 3 ans, une fois par semaine environ. Plus tard, j’ai travaillé ma voix avec, entre autres, Laure Fugère, entraîneuse vocale pour le Cirque du Soleil. Sans vouloir entrer trop dans les explications sur la technique vocale, j’ai exploré avec elle l’aspect vibratoire de la voix, autant dans les graves que les aiguës. L. : Quel est votre style et votre musique préférée? A.P. : Je peux dire que c’est la musique populaire française. Comme je l’ai mentionné précédemment, j’aime des chansons à voix et à texte travaillé. Je préfère la musique en français puisque je la trouve plus poétique qu’en anglais. L. : Aimez-vous donner des spectacles ? A.P . : En fait, j’adore le sentiment d’avoir le trac. J’ai commencé il y a quelques années dans des écoles et dans diverses salles du Québec dont le Lion d’or, le Studio-Théâtre de la Place des Arts à Montréal, L’intendant à Québec, Pub St-Georges à Drummondville, au Spectateur, au Cabaret Piano Bar et dans des cafés, des restos et même dans des fêtes d’amis, etc. Maintenant, je me produis moi-même. L : Justement, quand avez-vous commencé à vous produire et pourquoi? A.P. : Depuis environ deux ans et j’ai fais tout de A à Z. En commençant par contacter les endroits, les musiciens qui m’accompagnent, etc. Pourquoi? Puisque ça laisse place à la créativité. Je suis moins nerveuse à l'idée de faire des spectacles que lorsque je fais des concours, par exemple. Charles Aznavour disait qu'il avait cessé d'avoir le trac lorsqu'il a commencé à monter ses propres shows. Quand on veut être sur scène, il faut savoir contrôler sa nervosité. Avec le temps, je suis devenue productrice de mon propre spectacle. « Papillon » a été le premier que j’ai produit et c’était en 2005 au studio-théâtre de la Place des Arts. Pour moi, le symbole de papillon est très important puisque je veux démontrer que nous pouvons partir comme la chenille. Elle représente le processus qu’ont suivi quelques personnes qui essaient de réussir dans ce milieu. On commence, comme cet insecte, tout petit pour se transformer dans un beau papillon par la suite. C’est une profession hermétique et difficile. Il faut persévérer et à un moment donné on va finir par réussir.
L. : Avez-vous enregistré des disques? A.P. : Oui, j’ai déjà fait quelques démos, ceux que j’ai enregistrés lors de mes spectacles. J’aimerais lancer bientôt un album. L. : Qu’est-ce qu’il vous faut pour enregistrer cet album? A.P. : Je vais demander une subvention et si je l’obtienne, je pourrai le préparer à la fin de cette année ou au début de l’année prochaine. L. : Est-ce que vous composez votre propre musique? A.P. : Oui, la musique et les textes aussi. Avant, je me limitais à la musique uniquement, puis j’ai compris que les textes font fait partie de tout au même titre que la mélodie. L. : Aimez -vous jouer et être accompagnée par d’autres musiciens? A.P. : Oui, à chaque spectacle je viens avec un, deux, trois, quatre musiciens selon le programme de la soirée. L. : Vous-êtes vous produite aussi bien à Montréal qu’à l’extérieur? A.P . : Oui, à la Maison de la Culture Mercier, à Place des Arts, au Centre Culturel Calixa Lavalée, au Bistro, au Petit Medley, au Rouge et Noir, au Bistro in Vivo, et à la ville de Québec à l’Intendant, etc.. L. : Avez-vous participé aux concours? A.P.: Oui, le mois de mai 2005 à « Ma première Place des Arts » où j’ai atteint la demi-finale dans la catégorie "interprétation". Suite à cette participation, j’ai eu l’envie de me produire moi-même et c’est là que tout à commencé. J’ai eu mon premier spectacle à la Place des Arts en juin 2005, après en janvier 2006 et ensuite en octobre 2006. L. : Parlez-nous de vos textes, selon plusieurs critiques on sent beaucoup de vécu, de maturité et une grande sensibilité? A.P. : Oui, ils parlent de la vie, par exemple, comment dans l’un de mes textes : "Mon cœur est un escargot ". Il me faut de temps pour m’ouvrir comme l’escargot. Ou comme dans le texte « chanter », je veux dire et partager à quel point je me sens vivante. L. : D’une manière ou d’une autre est-ce que la musique vous a aidé dans votre vie? A.P. : Oui, à tous les niveaux! Mais c’est à l’adolescence que j’ai eu des problèmes alimentaires et qu’à travers de la musique j’ai réussi à les surpasser. L. : Donnez-vous des cours? A.P. : Oui, je donne de cours de chant aux enfants d’une façon non traditionnelle. Je suis une artiste dans l'âme et j’aime vivre à travers la musique dès ma plus tendre enfance. J’ai la conviction que l’art et surtout la musique est une thérapie. J’ai une approche d’enseignement focalisée, entre autres, sur la respiration pour entrer en communion avec soi-même. C’est la base et le but est d’attendre l’extase « nirvanique » comme dans la méditation. Mon enseignement est non-conventionnel et très audacieux et tout à fait différent des professeurs classiques. La voix doit être libre, il faut que le corps entier chante. Il faut se connecter avec ses émotions et son énergie pour réussir une bonne présentation. Je donne des cours privés chez moi et à l’extérieur de Montréal aussi. J’ai offert des ateliers et de cours de musique aux enfants dans certaines écoles, mais malheureusement à cause des coupures budgétaires, j’ai d[u remettre pour plus tard ces cours. Je me sens privilégiée de pouvoir partager et d’enseigner aux enfants cette passion pour le chant, pour la musique et pour l’art en général. Je pense que l’art et surtout la musique est une façon différente de vivre, c’est une philosophie. Tout ça apporte de l’espoir, de la joie, de la foi dans la vie de chaque personne! Surtout à ce jeune âge, l’important est de capter leur attention et dès qu’ils sentent cette liberté d’expression ils ont plus de confiance en eux. L. : Est-ce vrai que vous avez un public qui traverse l’Atlantique? A.P. : Oui, à travers l’internet ma musique voyage et j’ai un groupe d’admirateurs européens qui sont en contact avec moi et qui m’encouragent à continuer. C’est flattant! J’ai crée des échanges avec d’autres musiciens et j’ai des projets dans l’avenir en Europe. L. : Voulez-vous transmettre quelque chose d’autre à nos lectrices et à nos lecteurs? A.P. : Oui, de venir me voir à mon prochain spectacle le 17 mai à 20h au Centre Multifonctionnel de Boucherville au 1075, rue Lionel-Daunais. Pour celles et ceux qui ne peuvent pas venir me voir, ils peuvent consulter « myspace.com » en tout temps. Si vous aimez l’art, peu importe sous quelle forme, il faut continuer avec votre passion! Photos d’Anic Proulx
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